3 questions… à Fondation du Domicile dans le cadre de l’Université d’Été “Villes, Territoires & Vieillissement “
Sep21

3 questions… à Fondation du Domicile dans le cadre de l’Université d’Été “Villes, Territoires & Vieillissement “

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1. Pourquoi devenir partenaire de l’Université d’Été “Villes, Territoires & Vieillissement “ ?

Pour la Fondation du Domicile, c’est une évidence ! Parce que le domicile, c’est notre lieu d’ancrage, de sécurité, d’intimité, notre espace privé à préserver, mais c’est aussi le premier lieu à partir duquel on participe à la société, c’est le premier territoire d’exercice de la citoyenneté.

Aujourd’hui, la très grande majorité des Français souhaitent vieillir à domicile. Pour bien-vieillir, il faut se sentir bien chez soi, à domicile comme en EHPAD, en sécurité mais pas isolé. Partout, les plus âgés doivent avoir des liens de proximité, et être connectés, numériquement mais pas seulement, au monde qui les entoure. Et cela ne se met pas en œuvre de la même façon sur tous les territoires, ni pour tous les citoyens. Cela nécessite de faire dialoguer les acteurs de l’habitat et de l’aménagement du territoire et ceux de l’accompagnement du vieillissement de la société et de la santé, tant au niveau de l’élaboration des politiques publiques, qu’au niveau local qui met en œuvre opérationnellement ces politiques. Et pour la Fondation du Domicile, c’est l’occasion de faire entrer dans la discussion le domicile comme partenaire des politiques publiques, d’incarner la voix des citoyens qui l’habitent, de représenter les acteurs de la société civile, premiers concernés, dans ces échanges.

2. Votre organisation est un acteur leader sur les questions de « Villes, Territoires et Vieillissement » : quelles grandes tendances observez-vous pour les décennies à venir ?

Les transitions démographique, numérique, et écologique, qui constituent des défis majeurs pour nos sociétés, et dont on parlait encore au futur il y a peu, sont là : elles nous obligent à changer nos pratiques. Dans cette période d’incertitude, il faut trouver des pôles de stabilité et de bien-être : le domicile devra plus que jamais être un espace et un acteur de sécurité, de santé, de prévention, mais aussi un espace d’action et de contribution à la société, y compris pour les plus âgés.

Aujourd’hui, notre société mène une réflexion sur le « bien-vieillir ». Mais elle formule implicitement une injonction, dissimulée sous ce terme, à ne pas vieillir : bien vieillir, ce serait rester actif, rester jeune. Si on veut bien accompagner le vieillissement de la société et de chaque citoyen, acceptons l’idée que vieillir est un processus normal mais qui ne s’éprouve pas de la même façon et au même moment pour tous. Il faut laisser à chacun son espace de liberté. Les « vieux » d’aujourd’hui et de demain ont connu une société de l’émancipation, ils ne souhaitent pas qu’on les « anime », ni qu’on leur propose des programmes tout faits, ils veulent en être acteurs. Les projets urbains et ruraux d’habitat qui vont voir le jour ces prochaines années devront donc nécessairement associer les citoyens à leur élaboration. C’est à la fois une question d’éthique et d’efficacité.

3. Qu’attendez-vous de l’Université d’Été “Villes, Territoires & Vieillissement” ?

Comment rendre les logements compatibles avec le vieillissement des citoyens, aménager les territoires pour leur permettre d’y vivre sereinement en conservant leurs liens sociaux ? Quels lieux de vie inventer ou comment les renouveler pour vieillir chez soi tout en appartenant à un collectif ? Comment rendre l’offre de santé, et l’ensemble des possibilités de participation sociale, accessibles à tous ? Ces deux journées ambitieuses vont permettre de faire dialoguer les univers de l’architecture et de l’urbanisme, de la santé et de l’accompagnement du vieillissement, et la société civile, et d’ouvrir un chemin pour co-construire des propositions non standardisées, intégrant la contribution citoyenne des habitants.

Le domicile est le lieu où on se sent chez soi. Qu’est-ce qui fait que l’on se sent chez soi (ou qu’au contraire on ne se sent plus chez soi) ? Est-ce parce qu’on y a toujours vécu ? Dans son logement, dans son village, dans son quartier ? Parce qu’on s’y sent en sécurité, vivant, en lien avec les autres ? Parce qu’on s’y sent bien, dans un espace que l’on trouve beau ? Comment l’architecture et l’urbanisme peuvent-ils contribuer à faire que les citoyens âgés se sentent bien chez eux dans leurs derniers domiciles, quels qu’ils soient ? Ces questions, qui sont au cœur des réflexions de la Fondation du Domicile font écho à l’objectif affiché de l’université d’été : Innover pour l’habitat des seniors.

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Journée de l’Europe : la mise en œuvre de politiques en faveur de l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée est nécessaire pour construire une Union de l’égalité

Aujourd’hui, la Journée de l’Europe célèbre la paix et l’unité en Europe. Il s’agit de la date anniversaire de la «déclaration Schuman», prononcé le 9 mai 1950. C’est l’occasion pour moi, en ma qualité de Présidente d’EFFE (Fédération européenne des emplois de la famille) de rappeler l’importance du secteur de l’emploi à domicile pour l’emploi des femmes en Europe. Dans le secteur des services aux personnes et aux ménages (PHS), des femmes emploient des femmes. Leur donner accès à des solutions abordables et de qualité leur offre un plus grand équilibre entre vie professionnelle et vie privée. C’est pourquoi j’aimerai que l’UE garantisse la protection sociale de tous les travailleurs des PHS, en soutenant leur reconnaissance par les Etats membres. L’UE doit aussi les encourager à développer ce secteur pour faire face aux futurs enjeux démographiques, notamment au vieillissement de la population européenne.

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L’emploi à domicile : le modèle citoyen par excellence !

Auditionnée le 16 septembre par la Section du travail et de l’emploi du Conseil économique, social et environnemental dans le cadre de la saisine : « Les métiers de service à domicile, métiers du lien social ». Retrouvez mon interview où j’explique en quoi le modèle de l’emploi à domicile est certainement le plus abouti pour répondre aux attentes de nos concitoyens au XXIème siècle !

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Accompagner les citoyens est notre mission, innover est notre responsabilité !
Juin23

Accompagner les citoyens est notre mission, innover est notre responsabilité !

Alors que la pandémie de Covid-19 a révélé les limites de nos systèmes de santé et fragilisé nos économies, la journée internationale des travailleurs domestiques nous invite à replacer au cœur des politiques publiques le modèle de l’emploi à domicile en Europe.

Partout en Europe, l’utilité sociale des travailleurs domestiques et familiaux a été soulignée pendant la crise. Ainsi, des millions d’entre eux ont continué à assumer leurs responsabilités, allant même jusqu’à risquer leur propre santé pour celle de leurs concitoyens. Malgré cela, rares sont les Etats membres européens qui ont décidé de les inclure au sein des dispositifs d’urgence sociaux, sanitaires et économiques.

Si cette attitude paradoxale rappelle ô combien l’emploi à domicile est invisible et sous-estimé, il est aujourd’hui temps de tirer les premières leçons de cette crise systémique. Comment garantir une juste reconnaissance à un secteur essentiel de la vie quotidienne ? Et comment valoriser les métiers du domicile qui génèrent des millions d’emplois ?

Face au manque d’engagement de nombreux Etats européens, il est indispensable que les partenaires sociaux impliqués se mobilisent pour faire reconnaitre les droits de ces travailleurs invisibles. Sur la base des préconisations de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), développons des dispositifs inclusifs qui leur assurent des conditions de travail décentes. Inspirons-nous des modèles proposés par les Etats les plus avancés en la matière pour progresser ensemble vers une Europe plus sociale et solidaire.

La Fepem est un partenaire de longue date de l’OIT. Nous sommes aujourd’hui très fiers de représenter l’un des modèles d’emploi à domicile les plus aboutis à l’échelle européenne, et même mondiale. Notre persévérance et notre capacité à sans cesse nous réinventer pour accompagner les mutations économiques et sociales de nos sociétés, ont permis au secteur de l’emploi à domicile en France d’atteindre la maturité et apporter des réponses toujours plus adaptées aux besoins de nos concitoyens.

L’innovation sociale fait partie intégrante de notre identité. C’est pourquoi nous dialoguons continuellement avec les autorités publiques pour mettre en place des outils favorisant la promotion du travail déclaré, qui tiennent compte des considérations des particuliers employeurs. Mais bien que notre modèle dépasse les recommandations de l’OIT, nous ne pouvons être satisfaits de la situation européenne.

Je lance donc un appel à l’ensemble des gouvernements des Etats membres, au Conseil, à la Commission et au Parlement européen. Travaillez ensemble et de manière inclusive. Les partenaires sociaux sont prêts à partager leur expertise pour offrir aux travailleurs domestiques des conditions similaires dans tout l’UE ! C’est l’une des raisons pour lesquelles la Fepem a impulsé la création de la Fédération européenne et internationale des emplois de la famille (EFFE), au côté de partenaires de la société civile. Par ce biais, elle promeut les travaux de l’OIT et entend contribuer à ceux du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC). Ensemble, ne laissons pas cette crise renforcer les inégalités sociales.

Dépliant EFFE_UK_v3.indd

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